• UPADS un parti politique à rebâtir.

    Décidément, je n’arrive pas à trouver cela drôle. Dans la situation actuelle du Congo avec des revenus pétroliers gigantesques, la misère du peuple en augmentation continue

    UPADS un parti politique à rebâtir.Décidément, je n’arrive pas à trouver cela drôle. Dans la situation actuelle du Congo avec des revenus pétroliers gigantesques, la misère du peuple en augmentation continue ; le seul Parti politique qui aurait pu constituer un espoir pour les Congolais s’entre-déchire à un point tel que la victoire de l'incompétent Sassou Nguesso en 2007 et 2009, si l'on ne prend garde est en train de se dessiner sous nos yeux.

     

    On ne rit pas ! L’UPADS est entrain lentement et sûrement de mourir de sa propre bêtise, de se suicider alors que les attentes vis à vis de ce Parti sont immenses dans un pays qui connaît aujourd’hui une des misères les plus atroces de son histoire. Mais que se passe-t-il à l’UPADS ? Sont-ils devenus fous ? A qui profite le crime ?

    L’UPADS c’est vrai, a constitué pour la jeunesse congolaise des années 90, un véritable espoir de développement du Congo après la chute du mur de Berlin et le sommet France-Afrique de la Baule. Pascal Lissouba a été porté au pouvoir en 1992 par tout un peuple qui crut qu’avec cet intellectuel qui fit ses preuves au niveau national et international, le Congo allait définitivement se démocratiser, se développer et se moderniser.

    Cet espoir de courte durée qui fut incarné par « la petite Suisse » doit être ravivé par des dirigeants compétents, responsables et surtout désignés démocratiquement par les militants.

    Je l’ai déjà dit et je le répète, il n’y a pas d’autres voies à l’UPADS que la voie démocratique. La légitimité par l'autorité du chef, statutaire ou familiale est désuète de nos jours. Seule la légitimité par le vote des militants permettra à cette organisation de se régénérer. Ce Parti n’a pas vocation à mourir mais à se reconstruire sur de nouvelles bases. Malheureusement la démocratie n'est pas l’apanage des dirigeants de l'UPADS. On la proclame haut et fort, mais on n’y croit pas sincèrement.

     

    L'UPADS a vocation à rester un Parti national tel que l’a toujours souhaité Pascal Lissouba. Ces derniers temps, ce Parti semble être devenu celui du « Grand Niari » alors que dans l'extraordinaire aventure du début des années 90, il regorgeait des cadres du pool, des plateaux et du Nord du pays. L’UPADS actuelle est méconnaissable, Il ne ressemble nullement à un Parti national et panafricain. Des chapelles ethniques essaient d'’en prendre le contrôle. Il est devenu l'ombre de lui-même.

    Il n’y a plus une seule UPADS. Il y en a des dizaines voire même des centaines. Le projet de société de toutes ces entités n'est plus « la petite suisse » pour le Congo mais le « petit château » personnel qui consiste à espérer un poste ministériel au prochain gouvernement d'union national de Sassou Nguesso.

    D’ores et déjà, il faut penser à solder et à liquider, ce Parti agonisant et à reconstruire une nouvelle force politique qui aura pour mission de reconstruire le Congo tel que la jeunesse congolaise l'avait rêvé en 1992. En s’inspirant de la théorie de la « négation de la négation » d'Hegel, il faut que l'UPADS se désagrège pour s’extirper de son bilan calamiteux et commencer un nouveau cycle meilleur que l’ancien. Bref l'UPADS doit se nier s’il veut perdurer dans le paysage politique congolais.

    Je crois fermement à la nécessité d'une nouvelle force politique qui reprendra les bonnes idées d'antan de Pascal Lissouba, les enrichira puis les adaptera au contexte actuel pour en faire la ligne directrice du développement du Congo ; bien entendu dans un cadre panafricain.

    La nouvelle formation qui verra le jour sur les cendres de l'UPADS devra posséder en son sein un fonctionnement démocratique pour ne pas reproduire les erreurs des années 90 qui vu naître des partis politiques clone du PCT. Ces derniers ayant voulu et souhaité la démocratie dans le pays sans qu’eux-mêmes ne l'adoptent en leur sein.

    La modernisation politique du Congo sera d’autant plus efficace que les Partis politiques adopteront des principes de vies démocratiques où le débat serein, l’émulation, la compétence seront préférés à l’autorité du chef et à la cooptation familiale ou tribale.

    Telle est ma vision de la sortie de crise de ce Parti nommé U.PA.D.S dont la première expérience de l’exercice du pouvoir a été une catastrophe qui marquera à jamais le peuple congolais, victime innocente de l'incompétence d’hommes et de femmes qui leur avait promis la lune sans savoir par quelle voie il fallait passer pour l'obtenir.

    Compte tenu du bilan négatif de l’UPADS dans la gestion de l’Etat de 1992 à 1997. Compte tenu de son incapacité actuelle à se constituer comme rempart et alternative face au régime de Brazzaville, sa liquidation au profit d’une nouvelle force politique nationale et panafricaniste où les militants deviendront souverains s'avère de plus en plus nécessaire pour redonner espoir au peuple congolais meurtri et humilié depuis trop longtemps.

    Kovalin TCHIBINDA