• Une nouvelle génération d'hommes politiques doit diriger.

    Ils ont bénéficié de bourses d’études pour se former en Europe ou ailleurs. Ils sont les enfants de la nation congolaise. Des milliards de francs CFA ont été dépensés pour les former. On aurait pu penser qu’avec eux, le Congo entrerait définitivement dans la modernité et pourtant, ils ont détruit et prostitué leur pays. Aucunes réalisations palpables, aucun résultat économique. Leur bilan n’est que misère, guerres et pauvreté.

     

    Congo : Une nouvelle génération d’hommes politiques doit diriger le pays.Ils ont bénéficié de bourses d’études pour se former en Europe ou ailleurs. Ils sont les enfants de la nation congolaise. Des milliards de francs CFA ont été dépensés pour les former. On aurait pu penser qu’avec eux, le Congo entrerait définitivement dans la modernité et pourtant, ils ont détruit et prostitué leur pays. Aucunes réalisations palpables, aucun résultat économique. Leur bilan n’est que misère, guerres et pauvreté.

    Cette population-là, c’est la « classe politique » congolaise d’aujourd’hui dont la majorité est issue de l’école du PCT (Parti congolais du travail). Une école qui n’aura produit que des destructeurs, des experts en manipulation politique, prédateurs et des personnages qui n’ont aucun respect de la vie humaine.

    Cette école du PCT n’a pas formé le personnel politique congolais à l’excellence, à la rigueur et au goût du travail bien fait. Elle la formé à la médiocrité.

    Quarante ans après les indépendances le résultat est là. 80% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté malgré des ressources minières et énergétiques gigantesques. Nos hôpitaux sont des mouroirs. Notre sol est rempli du sang de nos enfants, de nos parents morts pour rien à cause « du manque de sagesse des dirigeants politiques » dit Bernard kolélas dont la responsabilité dans les drames de ces dix dernières années n’est plus à démontrer.

    Comme M. Sassou Nguesso en 1997, M. kolélas vient de demander pardon au peuple. C’est un acte d’apaisement politique qu’il convient d’honorer.

    Cependant je trouve que cette classe politique demande un peu trop facilement pardon sans tirer les leçons de leurs échecs et insuffisances en se retirant définitivement de la politique, un domaine où elle a été médiocre, comme si le Congo ne pouvait se passer d’elle.

    Elle a cette manie de demander pardon à des gens qui ne sont plus là, qui sont morts par leurs fautes, leurs vices.  A-t-elle compris la leçon ? Je n’en suis pas si sûre.

    A la première occasion, elle prêchera à nouveau la haine, l’intransigeance ; et il y aura à nouveau des drames.

    A l’inverse de l’élite asiatique ou arabe, Elle ne vaut rien; Elle est incapable de répondre aux nombreux besoins de leur peuple. Elle est la honte du peuple congolais.

    Malgré son bilan cette « classe politique » continue à se croire incontournable. Elle est suffisante. Elle sait tout, maîtrise tout. Et pourtant aucun deux n’est sorti du lot. Aucun deux n’aura montré l’exemple aux générations futures. Aucuns deux ne méritent d’avoir une ruelle portant son nom quand ils quitteront cette terre.

    Elle n’a pas construit la nation, Elle a détruit le pays, saccagée et continue à le piller confirmant à tort au monde entier les allégations fallacieuses des européens qui ne voyaient dans le nègre qu’un être dépourvu de rationalité.

    Le poète président Léopold Seder Senghor disait « l’émotion est nègre », peut être qu’il faudrait rajouter en ce début du 21e siècle que la « bêtise est nègre ». Comment ne pas l’affirmer quand on est capable de s’acheter les plus belles voitures sans construire les routes sur lesquelles elles doivent rouler, d’acheter des villas en Europe, quand il n y a plus de médicaments dans les hôpitaux de son pays.

     

    L’histoire ne retiendra de cette classe politique congolaise post- indépendance qu’une forte propension aux crimes, à l’enrichissement effréné et un profond mépris du peuple. Elle n’a aucun sens de l’intérêt général.

    1. Joël Mafouta dans son dernier article intitulé : « Nous sommes tous responsables et acteurs de notre présent » relève notre responsabilité collective face au drame de notre pays. Je pense que la responsabilité du commun des mortels congolais mérite une condamnation avec sursis, tandis que la responsabilité de la classe politique congolaise mérite une condamnation à perpétuité car elle est responsable de ne pas avoir amélioré les conditions de vie du peuple ; Elle est responsable de la mort de milliers de congolais.

    Malgré l’héritage catastrophique qu’ils nous laisseront j’ai espoir en mon pays. Je crois en l’élite congolaise disséminée dans le monde entier, qui n’a jamais connu la colonisation qui a aliéné nos hommes politiques en les infantilisant. Cette jeunesse sensible à la modernité et aux fondements humanistes de notre culture, décomplexée face à l’occidental doit se préparer à prendre les choses en main pour sauver notre nation.

    On n’a en effet jamais mesuré l’impact de la colonisation sur les consciences africaines. Je suis sûre que si les psychiatres s’y penchaient, on aurait peut-être l’explication de nos échecs depuis l’accession à l’indépendance.

    Il est grand temps que chacun de nous se mobilise au-delà de nos sensibilités politique pour préparer l’alternance de demain.

    Je crois à l’émergence d’une nouvelle génération politique, d’une race de dirigeants congolais qui reconstruira cet état moribond que la « classe politique » actuelle nous laissera.

    Pour sortir notre peuple de cette misère, une nouvelle génération politique doit arriver. Cette génération, nous devons l’incarner par l’introduction dans la gestion de l’état, de l’efficacité, du goût du travail bien fait, l’émulation dans la réalisation d’objectifs de développement et non dans l’enrichissement personnel.

    Il convient de passer à un nouveau mode de gestion de la chose publique qui allie rentabilité efficacité, croissance, productivité avec obligation de résultat.

    Toutes ces notions dont la classe politique actuelle ne s’est pas imprégnée de manière volontaire, doivent devenir notre leitmotiv.

    Nous devons rompre avec cette classe politique congolaise vieillissante qui a montré ses carences et préparé une nouvelle destinée pour le peuple congolais.

    Seule une nouvelle génération politique compétente et responsable sera capable de relever le défi du développement et de la prospérité pour le peuple congolais.

    Je propose à toute la jeunesse de notre pays au-delà des partis politiques la création d’un cercle de réflexion où nous allons confronter nos idées, les formalisées afin que nous ne naviguions pas à vue lorsque nous arriverons aux responsabilités pour le plus grand bonheur de notre peuple.

     

    Kovalin TCHIBINDA