• Générer une conscience nationaleLa question de la conscience nationale est au cœur de l'avenir du Congo-Brazzaville. Je suis convaincu que ce débat est essentiel si nous voulons un jour construire au Congo-Brazzaville,  une véritable nation.

    Mais que faire? Comment la construire cette conscience nationale?

    La conscience nationale, c'est à dire le sentiment d'appartenir à une nation, accompagnée d'une valorisation de cette appartenance ne constitue pas un phénomène spontanée.

    Herbert Kelman a dit: " Qu'une élite ne peut réussir à activer la conscience nationale  s’ils n'existent pas des sentiments nationaux à mobiliser".

    Pour ma part, je pense que nous devons mobiliser le sentiment ethnique à travers la Tribalité (qu'est ce que le concept de tribalité?) et non le tribalisme pour construire une conscience nationale.

    L'erreur que nous avons commise depuis l'indépendance c'est d'avoir culpabilisé l'identité ethnique en tribalisme. On a voulu par ce fait gommer l'ethnie au nom de la lutte contre l'ethnocentrisme pour le triomphe de l'unité nationale.

    Or 52 ans après les indépendances, les ethnies se révèlent comme des réalités aussi vivaces et je suis convaincu que nous devons faire avec l'ethnie dans le processus d'édification de la conscience nationale.

    C'est en cela que le concept de Tribalité vient réparer l'erreur originelle des  pères de l'indépendance qui ont voulu construire une conscience nationale en gommant l'ethnie.

    Aujourd'hui au Congo-Brazzaville, il n ya pas de conscience nationale mais une conscience politique  qui se caractérise par son objet: Le pouvoir.

    Le maintien du pouvoir au Nord répond à cette conscience politique. Or cette conscience est toujours partisane.

    Je ne suis pas sûre que ce soient  les hommes politiques congolais ou africains qui manipulent l'ethnie; je crois au contraire que les hommes politiques africains se nourrissent de notre hygiénisme culturel (1). D'ailleurs pourquoi s'en priveraient-ils ?

    Nous ne devons jamais oublié que la démocratie est née de la tribalité grec.

    Selon Alain Tallon  la conscience nationale française s'est construite dès le 16 e S d'abord sur un sentiment religieux notamment la chrétienté. Je crois que la conscience nationale congolaise s'édifiera à partir de notre Tribalité.

    Pour moi, tout Congolais et africain est comme un arbre dont les racines sont dans sa Tribalité, le tronc dans sa Nationalité et son feuillage dans le Panafricanisme. (2)

    Il est essentiel pour nous de construire une conscience nationale non pas sur des valeurs importées mais sur nos réalités socio-culturelles à travers la Tribalité.

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    Kovalin Tchibinda Kouango

      (1)    Axelle Kabou : Et si l’Afrique refusait le développement

       (2)    Article du Lion de Makanda sur le message de nouvel an 2012 à la nation de KTK


  • Pourquoi je me bats ?La constitution du 15 mars 1992 issue de la conférence nationale souveraine accordait : « Le droit et 'obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile à défaut d'autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d'État ou de l'exercer de manière tyrannique. »

    C’est Conformément à cette constitution qui m’en donne le droit  que je combats le régime tyrannique de Brazzaville qui s’est installé au pouvoir par un coup d’Etat. A ceux qui me demandent de rentrer au pays pour participer à des élections, je dis que je ne peux participer à des élections dont la base juridique n’est pas  la constitution du 15 mars 1992.

    Aucunes  souffrances ou tribulations ne me feront dévier de cette voie que je considère comme celle de la vérité et de la justice.

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    Kovalin Tchibinda Kouangou


  • L’ancien président  français Nicolas Sarkozy déclarait le 28 mars 2009,  je le cite : « Grâce à Sassou Nguesso, le Congo a retrouvé la stabilité et la sécurité ». Ces propos cyniques exonéraient   le dictateur congolais de tous les  crimes commis contre le peuple kongo par sa milice ethnique « cobras »  baptisée Armé Nationale.

    Malheureusement cette armée ethnique est formée grâce à la coopération militaire de la France, pays des Droits de l’Homme.  L’Armée Française a été déshonoré au Rwanda en 1992 par son appui à la milice « Interahamwe » qui faisait office à l’époque d’Armée nationale au pays des milles collines.

    Il est impératif et urgent que la France  cesse de former les « Cobras » si elle ne souhaite pas  que sa grandeur et ses valeurs soient de nouveau  écornés.

    La France n’a pas besoin d’un  dictateur  au pouvoir au Congo-Brazzaville pour garantir ses intérêts. Elle  a besoin d’avoir en face d’elle des dirigeants congolais  fréquentables capable de comprendre et de préserver  ses intérêts. Ce qui n’est pas le cas  du dictateur de Brazzaville.

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    Kovalin Tchibinda Kouangou

     

    -Pour information : Le Congo-Brazzaville est composé de 3 groupes ethnolinguistiques ; les Kongos (50%), les Tékés (30%), les Ngalas (20%). Le haut commandement militaire du Congo-Brazzaville est composé come suite :

    Kongo : 10 généraux (23%)

    Tékés : 4 officiers (9%)

    Ngalas : 29 (67%)

    - Sassou Nguesso fait partie du Groupe Ngala