• Les Compagnons Transgéniques de Lissouba (CTL)

    Les Compagnons Transgéniques de Lissouba (CTL)Il a le physique d'un mannequin, l'intelligence d'un génie et le destin d'un Salvador Allende. Adulée dans le Niboland et haï par ceux qui n'ont pas oublié les égarements de son mandat, Pascal Lissouba est un généticien doué, qui se passionnait à expliquer aux paysans congolais le processus de reproduction des plantes. L'homme avait une maîtrise aiguë du lien étroit entre la racine, la tige et le fruit. Il expérimentait souvent des greffes insolites au point qu'un jour sans le vouloir il créa " La mangue Lissouba " ; un fruit juteux et légendaire, au goût succulent qui aurait mérité une protection par brevet.

    Malheureusement pour lui, la réussite scientifique ne s'est pas transformé en réussite politique. L'homme à défaut de greffer les meilleures pousses sur le champ public, comme il l'avait si bien réalisé sur le champ agricole, à enfanter des compagnons aux génomes politiques infectés par l'incohérence et la duplicité.

    A la différence de ses " mangues " si appréciées des Congolais, il créa par un aléa malheureux dans son officine UPADS le politicien congolais transgénique dont la principale caractéristique est le " vire voltage " politique et l'accommodement avec Sassou Nguesso.

    Tandis qu'en 2002, certains d'entre eux dénonçaient l'organisation par le régime de Brazzaville, d'élections unilatérales et truquées ; En 2007, retournement de situation ! Ils prennent la poudre d'escampette pour participer à des élections dont les commentateurs ont dit, qu'elles étaient les pires jamais organisées au Congo.

    Désormais les compagnons transgéniques de Lissouba ont un seul sermon. Si vous en rencontrez un dans la rue, il suffit de lui dire " Bonjour monsieur ! " qu'il vous réplique sans vergogne et le bras levé ' Le boycott profitera à Sassou', sans vous signifier en quoi la participation ne lui profitera pas.

    Les voici maintenant au Parlement croupion du roi d'Oyo. Ils sont 'Heureux' et 'Crâneurs'. Mais ils n'en ont pas terminé là. Ils lorgnent désormais quelques strapontins ministériels. La vie va reprendre pour eux. Les maîtresses vont s'accumuler à un rythme effréné. Ils ont flambé près d'une décennie de leur vie en exil. Fini le RMI et l'aide au réfugié que leur donnait la patrie des droits de l'homme " Blanc ". Ils ont rêvé de revenir au pouvoir avec leur " professeur Tournesol ", quand l'espoir était encore permis.

    Maintenant ils ont compris qu'il ne leur sera plus d'aucune utilité. Les compagnons transgéniques ont abandonné leur maître à Prosny. Ils ont demandé pardon au peuple en son nom et ont laissé au placard leur principale exigence, celui du retour de leur régent au pays. Ils n'ont plus besoin de ce pédagogue qui voulait les utiliser pour faire du Congo une " petite Suisse. ". Ils rêvent désormais de la "petite Bengladesh".

    Leur songe est en train de devenir réalité avec la déficience en eau, électricité, et infrastructures au Congo. Ils ont choisi leur camp, celui de l'homme des masses imaginaires et de la nouvelle désespérance, devenant ainsi les opposants tartuffes du régime Sassou. Ils n'ont pas vocation à s'opposer au maître d'Oyo ; le bide plein de Petro-CFA les rendra ankylosé comme un boa qui vient d'ingurgiter sa proie. Ils vont reconstruire leur villa détruit pendant la guerre, se reconstituer une fortune.

    Ils ont pour objectif de duper la communauté internationale en lui faisant croire en l'existence d'une démocratie au Congo.

    Sont-ils seulement incriminables et blâmables ? Lissouba leur géniteur, n'est-il pas revenu se nicher dans le pays qui la destitué ? Ne disait-il pas que la condition du nègre était meilleure à Londres plutôt qu'à Paris ? N'a-t-il jamais pactisé avec Sassou, Omar Bongo ou la Françafrique ? A force de manipuler les gènes de ses compagnons transgéniques, n'a-t-il pas été contaminé ?

    Au moment où certains experts mettent en avant le péril transgénique, on devrait éviter de planter les semences de ces personnages sur le champ politique congolais. Il faut créer un moratoire contre les CTL (Compagnons Transgéniques de Lissouba) si l'on veut sauver l'UPADS et recouvrer l’esprit démocratique de 1991.

    Kovalin TCHIBINDA