• Message à la nation de KTK à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance.Le cinquantenaire de l’« indépendance » de notre pays le Congo-Brazzaville doit nous permettre de faire une « analyse objective » de la situation de notre jeune état.

    Ces cinquante  années de l’existence de notre « état », n’ont  été émaillées que d’« échecs » sur tous les plans. La misère qui touche 90% de notre population en est la preuve. Il n y a pas de paix, ni de justice dans notre pays.

    Cinquante ans après l’« indépendance » octroyée par la France, le Congo-Brazzaville est devenu un véritable « far west ».

    Si l’on demandait aujourd’hui aux congolais de choisir entre leur indépendance actuelle et le retour à l’ordre colonial, nul doute qu’ils choisiront la seconde voie.

    Le « sentiment national » et L’« unité nationale » au Congo-Brazzaville n’existent pas.

    Nous « avons échoué » à construire une véritable « nation » parce que nous « avons nié » et rejeté notre « sociologie tribale (ethnique) » en essayant d’agréger à notre supposée « nation » des « tribus » ou  « ethnies » culturellement incompatibles.

    * Mes chers frères et sœurs,*

    Ambroise Edouard Noumazalaye, grand théoricien du « Nordisme politique » [1] avait en 1965 posé la seule question toujours d’actualité à ce jour : « Avec un Nord démographiquement faible, comment un fils du Nord peut-il accéder au pouvoir ? ».

    Sans oublier la parenthèse Marien Ngouabi et Yhombi Opango, on peut affirmer  sans aucun doute que c’est le dictateur Sassou Nguesso qui a apporté la meilleure réponse à la « problématique » Noumazalaye.

    En effet : « Avec un Nord démographiquement faible, un fils du Nord, ne peut accéder au pouvoir qu’à travers un coup de force; c'est à dire par coup d’état militaire ».

    Cette théorie du « Nordisme politique »  a aboutit à la « Tragédie du Sud » avec plus de deux cent mille   « Sudistes »  emmenés sur l’autel du sacrifice de la conservation du pouvoir au Nord.


    * Mes chers compatriotes, *

    En ce cinquantenaire de notre « indépendance », nous devons rendre un  hommage vibrant et solennel  et nous incliner devant la mémoire des victimes du « Nordisme politique » tant du Nord que du Sud,   et engagé une réflexion profonde sur l’assujettissement  des ressortissants du  Sud  sur une partie de leur terre du « Kongo dia ntotila » [2], terre de nos ancêtres.

    Ce cinquantenaire de l’« indépendance » du Congo-Brazzaville doit aussi  être pour les ressortissants  du Sud  l’occasion de pardonner à leurs frères du Nord pour les « crimes » commis à leur encontre et  de prier pour demander à « Dieu » de faire émerger parmi les cadres du Nord des hommes de Justice et de Paix, craignant le seigneur,  car la crainte du seigneur est le début de la sagesse.


    * Mes chers frères et sœurs, *

    Cinquante ans à l’échelle d’une « nation » c’est dérisoire. Pour les cinquante années à venir, j’appelle à la construction d’une véritable « nation » prospère incluant les « Kongos », les « Tékés » et les « Ngalas ».

    Pour répondre définitivement à la question posée en 1965 par Ambroise Noumazalaye, j'invite les autorités congolaises, l'opposition interne et extérieur à ne ménager aucun effort pour favoriser une concertation nationale au cours de laquelle sera examinée, la question de la minorité nordiste et de la mise en place d'institutions viables qui tiennent compte de cette réalité.

    Monsieur Denis Sassou Nguesso, lors d'une allocution devant son parlement réuni en congrès a esquissé l'intérêt d'une réflexion sur la bonne marche de la « démocratie » au Congo.  Si cette idée n'est pas un énième effet d'annonce, j'ose espérer qu'elle ne sera pas l'occasion de lui confectionner un nouveau costume constitutionnel taillée sur mesure, mais plutôt une aubaine pour résoudre une fois pour toute  la « problématique Noumazalaye », en y associant toutes les forces « socio-politiques »  y compris la diaspora.

    Je réitère mes propositions sur la mise en place d'une « présidence tournante » entre les trois zones « ethno linguistiques » suivantes:

    • Le Nord
    • Le Centre
    • Le Sud

    Et sur  la mise en place d'une autonomie totale des régions.

    Néanmoins les cadres et les élites  du Sud ne doivent pas se priver d’une réflexion sur la possibilité d’un divorce avec nos frères Ngalas si les crimes économiques et  de sang commis se perpétuent  dans les années à venir.

    Mon choix jusqu’à preuve du contraire reste le maintien des frontières actuelles.

    Au peuple congolais tout entier, du Nord au  Sud, d’Est en Ouest, je souhaite que  le cinquantenaire de notre indépendance soit le carrefour qui nous permette de prendre  la bonne direction sur le chemin de la « Justice », de la « Paix » et de la « Prospérité ».

    Que Dieu bénisse  notre pays !
    Vive le Congo-Brazzaville.
    Kovalin Tchibinda-Kouangou


    NOTE :
    [1].  « Nordisme politique » : Stratégie des cadres du nord pour conserver le pouvoir.
    [2].  « Kongo dia ntotila » : Royaume Kongo

     
     
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  • En 1992, le peuple congolais a choisi Pascal Lissouba pour conduire sa destinée. Revoyez ces images qui ont une portée historique.


  • nguilaadieu

    Nguila alias Moukoutou, le grand frère, le boss est parti dans la dignité, enterré en exil jusqu'à ce que nous, nos enfants ou nos petits enfants libèrent la nation congolaise de l'association des malfaiteurs qui sévit dans notre pays.<o:p></o:p>

    Nous l'avons enterré dans la dignité avec nos propres moyens. Ceux qui sont arrivés du Congo avec l'argent du pouvoir pour négocier le retour de la dépouille mortelle de Nguila doivent aller rendre cet argent  à leur maître. Leur mission a échoué. La dignité de Nguila n'était pas monnayable.<o:p></o:p>

    A toi Moukoutou!  Tu peux désormais reposer en paix. Ta volonté a été respectée.<o:p></o:p> Là ou tu es saches que tes idées et tes convictions sont devenues le ferment de notre résistance. Tu es à jamais vivant dans nos coeurs.

    Kovalin Tchibinda


    Les obseques de Nguila Moungounga Kombo





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